Certes ils ont une thèse à rédiger mais 3 ans, cela laisse un peu de temps pour communiquer auprès du grand public. La participation des doctorants à la valorisation de l'activité de recherche scientifique  et de ses résultats est de fait encouragée par l'Université de Nantes et par la Région des Pays de la Loire, cette dernière inscrivant cette démarche dans le financement de certaines bourses. Ceci est d'autant plus intéressant que les projets de recherche financés par la Région des Pays de la Loire prévoient également un pourcentage non négligeable de financements pour des actions de diffusion grand public.

Au sein de l'Université de Nantes, et plus précisément des écoles doctorales, les doctorants peuvent se porter candidat à des activités complémentaires ; il s'agit soit de faire de l'enseignement, soit de conduire une mission d'expertise, soit de participer à des actions de diffusion de la culture scientifique ceci pour un quota horaire non négligeable de 268 heures soit 32 jours maximum.

Ils peuvent aussi valoriser certaines actions de diffusion qui, une fois connues et validées par l'école doctorale leur permettent de valider un module ou un demi-module.

Ces possibilités sont précieuses pour les médiateurs scientifiques car elles installent un cadre de collaboration équitable entre eux et les doctorants. La mission de diffusion des connaissances  scientifique faisant partie du métier de chercheur (ils ont souvent peu de temps pour l'exercer), il est intéressant qu'ils vivent ces expériences souvent positives dès leur doctorat ; la première et la deuxième année de thèse semblent propices à ces investissements. 

A titre d'exemples :

  •  Les visites guidées de l'exposition « Rayonnements ionisants et santé » : 22 visites guidées ont été animées par 6 doctorants soit près de 700 lycéens touchés.
  • Une  journée au collège de Nozay : 4 doctorants et un post-doctorant ont animé des ateliers « recherche » dans le collège auprès d'une dizaine de classe.
  • La semaine du cerveau : 5 doctorants et un post-doctorant vont intervenir auprès d'une dizaine de classes de lycéens.
 

Tout le monde est gagnant dans ce type de collaboration :

- les doctorants : ils vivent des expériences de diffusion grand public, expériences parfois difficiles mais riches d'enseignements et motivantes la plupart du temps,

- les élèves : ils rencontrent des jeunes chercheurs, découvrent des parcours d'étude et font connaissance avec l'activité de recherche scientifique,

- les médiateurs : ils mettent leur énergie sur la préparation de l'action, les mises en contact et délèguent aux doctorants le volet scientifique.

Avec le nombre croissant d'actions de diffusion, ces collaborations vont augmenter et se structurer. Ceci va dans le sens de la montée des initiatives  « science et société », favorisant la rencontre et les débats entre les experts et les utilisateurs qui ont tout à gagner à mieux se comprendre.